01/11/2025
GenZ : Ce ne sont pas eux qu’il faut changer, c’est nous
On a longtemps cherché les clés pour les améliorer. On a cherché à leur inculquer les codes, les réflexes professionnels, notre rapport au travail. Mais la vérité s’impose : c’est à nous de changer. Changer nos croyances, nos habitudes, notre façon de manager
Car accueillir cette génération, c’est aussi savoir poser des limites et très rapidement, car, ils ne demandent pas qu’on les comprenne, ils testent jusqu’où vous pouvez aller....
1. " Terrassez-les à l’argumentation"
La Génération Z ne croit plus à l’autorité hiérarchique.Pour eux, tout se discute, tout se justifie. Ils n'obéissent que s'ils sont convaincus. Notre rapport de confiance face à l'autorité n'existe plus chez eux. La raison est simple: Ils sont envahis d'informations et ça leur donne facilement l'impression d'être des sachants. Même à la maison, il faut que vous appreniez à expliquer vos décisions. C'est ainsi, afin de les mobiliser
Face à eux, le manager doit être solide intellectuellement ou techniquement et le leur prouver. Les demi-mesures, les “parce que c’est comme ça”, les ordres sans sens, ne passent plus.
Ils veulent comprendre, sinon ils n'obéissent pas
Alors, tenez la joute. Expliquez vos choix, démontrez, structurez vos arguments.
Et quand vous sentez qu’ils s’enferment dans la posture du “je sais tout”, confrontez-les.
Avec des faits, avec des conséquences, avec du réel. Imposez-vous par la clarté, pas par le ton.
S’ils vous respectent, ils vous suivront. S’ils sentent du flou, ils vous testeront sans fin.
3. "Mettez-les au rendement"
Beaucoup d’entre eux parlent d’équilibre, de sens, de liberté. Mais derrière ces mots, il y a parfois un grand malentendu : le travail reste une école de responsabilité. Leur défi, c’est d’apprendre que la liberté sans effort devient paresse,et que la quête de sens sans engagement devient fuite
Oui, ils sont connectés, rapides, créatifs.
Mais souvent, ils manquent de résilience, de patience, de lucidité sur leurs propres limites.
Et c’est à nous, managers, de les aider à se regarder en face. Il faut des contrats à la tâche, au rendement, des objectifs clairs et mesurables
Une manière très clair de mettre leurs " Nez dans le cambouis" en cas d'échec. C’est aussi la culture de leur époque. Action/récompense
Leur rappeler que tout n’est pas « toxique » dès que ça devient exigeant. Leur faire comprendre que le monde professionnel n’est pas un espace thérapeutique, mais un lieu d’apprentissage, de confrontation, de croissance. Soyez des miroirs exigeants, pas des mentors complaisants
3. "Lâchez-les, car ils vous lâcheront " et sans état d'âme
On ne retient pas ceux qui refusent l’effort.
Et il faut parfois avoir le courage de le dire : certains ne veulent pas apprendre les règles de l'organisation. Si malgré vos explications, vos feedbacks, vos tentatives de sens, rien ne passe… lâchez. Car tôt ou t**d, ce sont eux qui vous lâcheront : pour un poste “plus flexible”, un environnement “plus bienveillant”, ou simplement parce qu’ils s’ennuient. Ils n'ont pas le même rapport à la reconnaissance que nous, alors, ne vous sentez pas mal. Le taux se turn over explosera.....c'est ainsi. On reverra nos moyennes générales
L’erreur serait de tout réinventer pour les garder.
L'organisation doit s'adapter mais eux aussi. La responsabilité doit être partagée : nous évoluons, mais ils doivent s’élever
On peut accueillir la nouveauté sans renoncer à la rigueur.
La Génération Z nous oblige à clarifier nos valeurs.
À mieux incarner ce que nous demandons.
Mais elle doit, elle aussi, apprendre que l’exigence n’est pas un manque d’amour.
C’est la condition même du respect mutuel