06/13/2026
Dans le journal local de Boucherville, on parle de Je t'aime encore - Friperie. 😊
(lien en commentaire)
Je t’aime encore… à Boucherville : une friperie en ligne revisitée
Diane Lapointe Journaliste
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438-821-3246
Une Bouchervilloise veut convaincre les consommateurs que le vêtement de seconde main peut être synonyme de qualité, de style et de plaisir, et qu’il mérite de devenir le premier choix plutôt qu’une solution de rechange.
Le 30 mai dernier, Chantal Grenier a officiellement lancé Je t’aime encore, une friperie en ligne spécialisée dans les vêtements soigneusement sélectionnés.
L’entrepreneure a repris l’entreprise en février après avoir découvert l’offre de vente au sein d’un réseau de femmes d’affaires. Scénariste de formation et active dans le milieu culturel, elle y a vu un projet à la fois créatif et cohérent avec ses valeurs.
«J’ai toujours adoré les friperies. Ce qui m’a séduite, c’est l’idée d’une boutique curatée où chaque vêtement est choisi pour sa qualité, ses matériaux ou sa confection», explique-t-elle. Contrairement aux friperies traditionnelles, Chantal Grenier ne reçoit pas simplement des dons. Elle parcourt les plateformes de revente, les marchés, les ventes de succession et les boutiques de seconde main afin de dénicher elle-même les pièces qui rejoignent sa clientèle.
Sa sélection comprend notamment des vêtements haut de gamme, des articles de designers et des pièces confectionnées dans des fibres naturelles comme le coton, le lin ou la laine. Les styles bohèmes, minimalistes et intemporels occupent une place importante dans son inventaire.
Chaque vêtement fait également l’objet d’un important travail avant sa mise en ligne. «Je les inspecte, je les lave, je les défroisse, je les photographie et je rédige leur description. Ça peut représenter entre 30 minutes et une heure de travail par morceau», souligne-t-elle.
Pour la Bouchervilloise, le principal défi consiste maintenant à faire connaître son entreprise et à modifier certaines perceptions associées au seconde main. «Je crois que le seconde main devrait devenir le premier réflexe. Si les gens économisent sur leurs vêtements grâce à ça, ils peuvent ensuite choisir d’acheter du neuf localement lorsqu’ils en ont besoin.»
Pour Chantal Grenier, chaque vêtement récupéré possède une valeur qui dépasse largement son prix.
«Chaque morceau est un trésor parce qu’on empêche qu’il se retrouve dans un site d’enfouissement», affirme-t-elle.
Elle constate d’ailleurs un intérêt grandissant pour ce mode de consommation, particulièrement auprès des consommateurs soucieux de leur impact environnemental.
«Le marché mondial du vêtement usagé connaît actuellement une croissance plus rapide que celui du vêtement neuf traditionnel, selon plusieurs études», mentionne-t-elle.
Parmi ses plus belles trouvailles figure un manteau en velours vert forêt signé du designer américain Jason Wu. «S’il n’est pas vendu à l’automne, je pense que je vais le garder pour moi», lance-t-elle en riant.
Pour Chantal Grenier, la créativité demeure au cœur du projet. «J’ai besoin que ce que je fais ait du sens. Je retrouve dans cette entreprise les mêmes valeurs et la même créativité que dans l’écriture. C’est ce qui me fait vibrer.»
La friperie Je t’aime encore sera présente à toutes les ventes de débarras de Boucherville, de 9 h à 16 h, les 20 et 21 juin; 18 et 19 juillet; 15 et 16 août; 19 et 20 septembre ; et 17 et 18 octobre.