09/06/2026
L’humour engagé, c’est du rire avec un point à faire passer. Et son histoire est aussi vieille que le pouvoir lui-même.
*L’Antiquité et le Moyen Âge*
Ça commence avec Aristophane en Grèce : ses comédies se foutaient ouvertement des dirigeants d’Athènes. Au Moyen Âge, le fou du roi et les farces médiévales servaient déjà à dire tout haut ce que personne n’osait.
*XIXe siècle : la chanson et la caricature*
Sous la Restauration et la Monarchie de Juillet, les chansons satiriques cartonnent. Elles attaquent le pouvoir mais jouent au chat et à la souris avec la censure.
En parallèle, la caricature explose. Pendant les révolutions, le dessin satirique devient une arme : il discrédite les puissants et invente “une autre manière de représenter le peuple”. 7cb5
*IIIe République : le pamphlet devient industrie*
Avec plus de liberté de presse, la satire se professionnalise. Les journaux comme _Le Rire_ ou _La Caricature_ ne cherchent pas juste à faire rire, ils proposent “une lecture alternative voire monopolistique du réel” avant même la blague. À droite comme à gauche, la presse satirique des années 1930 affiche clairement ses lignes politiques. 7cb5
*XXe siècle : la satire devient art noble*
L’Autrichien Karl Kraus, via sa r***e _Die Fackel_, élève la satire linguistique au rang de genre sérieux pour démonter le langage du pouvoir. 7cb5
*Aujourd’hui : parodie 2.0*
Internet a changé les supports, pas le but. En France, _Le Gorafi_ né en 2012 sur le modèle de _The Onion_, reprend le flambeau de la fausse info pour critiquer médias et politiques. 14fd
En gros, l’évolution suit 3 axes :
1. *Les cibles* : du roi, à l’Église, à la presse, aux réseaux sociaux.
2. *Les formes* : théâtre, chanson, dessin, journal, tweet.
3. *Le rapport au pouvoir* : toujours tendu, entre censure et liberté d’expression. 7cb5
Tu veux qu’on creuse une époque précise, ou des noms comme Coluche, Desproges, ou Charlie Hebdo?