Alice au Pays des Bébés Nature

Alice au Pays des Bébés Nature Alice au Pays des Bébés Nature, c'est LA page en matière de vie quotidienne avec un bébé � !

Ici, on abordera de nombreux sujets autour des bébés et des parents, le naturel en + �

11/11/2022

Peut-être avez-vous déjà entendu le terme d'allaitement non écourté ou d'allaitement long ? C'est le sujet du jour chez Alice au Pays des Bébés Nature !

Il n'y a pas de définition exacte de l'allaitement non écourté avec une durée précise au delà de laquelle on passe en allaitement long. Cela peut être trois ou six mois pour certains, comme un ou deux ans pour d'autres.

La durée moyenne de l'allaitement en France est de 3 mois, et on comprend pourquoi lorsque la reprise du travail pour la plupart des mères se situe aux alentours de 2 mois et demi. Il y a en effet cette idée reçue que travail et allaitement sont incompatibles ; or c'est tout à fait possible, comme vous avez pû le constater grâce au témoignage de Laure ce mercredi 3 novembre dans La Chronique des Allaitantes ! La loi oblige ainsi l'employeur à laisser une heure par jour à la salariée afin de tirer son lait ou allaiter son enfant, durant la première année de celui-ci. Cependant, il est vrai que cela demande de l'organisation et ce n'est pas toujours facile, notamment lorsque l'employeur met des bâtons dans les roues de la mère allaitante ; c'est pourquoi une proposition de loi a été lancée, dans le but d'allonger le congé maternité à six mois.

Rappelons d'ailleurs que l'OMS préconise un allaitement exclusif les six premiers mois de l'enfant, puis un prolongement de l'allaitement maternel jusqu'aux deux ans de l'enfant minimum, en complément de la diversification alimentaire.

Vous souhaitez allaiter votre enfant au-delà de 6mois, 1an ou 2ans et redoutez les commentaires de votre grand-tante, de votre voisine ou de votre collègue ? Voici quelques arguments que vous pourrez leur sortir :

- Votre grand-tante vous dit que passé un certain âge le lait maternel n'est plus assez nourrissant ?
👉 Le lait maternel s'adapte aux besoins de l'enfant en fonction de son âge : plus l'enfant grandit et plus le lait devient riche. Ainsi, pour un bambin de 12 à 23mois, 448 ml de lait maternel fournissent 29 % des besoins énergétiques, 43 % des besoins en protéines, 36 % des besoins en calcium, 75 % des besoins en vitamine A, 76 % des besoins en folates, 94 % des besoins en vitamine B12, 60 % des besoins en vitamine C.

- Votre collègue vous dit qu'après un certain temps (6, 12 ou 24 mois c'est selon 🤪) l'allaitement ne sert plus à rien car il n'y a plus d'anticorps :
👉 Le lait maternel est un aliment magique et miraculeux : peu importe l'âge de mon enfant, si je tombe malade, mon corps lui transmettra mes anticorps via mon lait et le protégera ainsi de la maladie. Pour aller plus loin : si c'est mon bébé qui est malade, lorsqu'il tètera, sa salive enverra des signaux à mon corps afin qu'il crée les anticorps pour combattre sa maladie. Ces derniers lui seront ensuite transmis via mon lait. La nature est merveilleuse, n'est-ce pas ?

- La voisine vous dit qu'au bout d'un moment il faut couper le cordon ?
👉 Pourquoi vouloir à tout prix qu'un enfant de 2 ou 3 ans sache s'endormir seul ou se rassurer seul ? La vie passe bien assez vite alors j'ai choisi de profiter de ces moments qui ne seront pas éternels !

Dans certaines cultures il n'est pas rare de voir un bambin de deux ans ou plus être encore allaité, alors qu'en France, cela peut parfois déranger. Pourquoi un enfant de 3 ou 4 ans avec une tétine ou un biberon ne gêne personne, alors qu'un enfant du même âge qui tète le sein de sa mère en offusque certains ? La faute à la société et la sexualisation de la poitrine, qui, normalement, est faite pour allaiter. Mais, ne sommes-nous pas des mammifères avant d'être de vulgaires potiches ?

Pour revenir à Alice... Durant la grossesse je m'étais fixée d'allaiter un an, puis une fois bébé née et la découverte de notre aventure lactée, j'ai finalement décidé de la laisser choisir de se sevrer par elle-même lorsqu'elle ne voudra ou n'aura plus besoin de téter. Nous fêterons les 15 mois d'Alice ce 9 Novembre !

Et vous, connaissez-vous l'allaitement non écourté ? L'avez-vous vécu ? Racontez-nous en commentaire les perles de votre grand-tante, de votre voisine ou de votre collègue !

À très vite pour de nouvelles aventures avec Alice au Pays des Bébés Nature !

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[Alice au Pays des Bébés Nature vous proposera prochainement un article sur le sevrage naturel]

Aujourd'hui mon bébé n'en est plus un car aujourd'hui mon bébé a 2 ans ! Déjà deux ans qu'Alice nous comble de bonheur, ...
09/08/2022

Aujourd'hui mon bébé n'en est plus un car aujourd'hui mon bébé a 2 ans ! Déjà deux ans qu'Alice nous comble de bonheur, par ses sourires, ses mimiques, ses chansons et les histoires qu'elle nous raconte... La petite fille qu'elle devient ne cesse de nous émerveiller et c'est avec beaucoup d'émotion et une pointe d'excitation que nous allons l'accompagner pour sa première rentrée scolaire chez les Touts petits en septembre. Joyeux anniversaire mon grand bébé ! 🥰

Alice au Pays des Bébés Nature vous emmène à la découverte du zoo de Lunaret à Montpellier !Depuis qu'Alice est née, nou...
25/07/2022

Alice au Pays des Bébés Nature vous emmène à la découverte du zoo de Lunaret à Montpellier !

Depuis qu'Alice est née, nous lui montrons des livres sur les animaux et tentons de l'éveiller au respect de la nature et de l'environnement. Elle a déjà rencontré les animaux de la ferme comme les poules, les vaches, chevaux, moutons, ânes, canards ; mais ce jour, Alice a découvert de nouveaux animaux...

Nous avons notamment croisé la route de guépards, de zèbres, de kangourous, d'autruches, de rhinocéros, et de girafes.

Nous avons fini la matinée avec une petite Alice pleine d'étoiles dans les yeux lorsqu'elle s'est arrêtée devant une magnifique affiche du zoo de Beauval, sur laquelle on pouvait voir un jeune orang-outan tétant sa maman.

Et vous, avez-vous visité des zoos ou des parcs animaliers pour faire découvrir la nature à vos enfants ?

À très vite pour de nouvelles aventures avec Alice au Pays des Bébés Nature !

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Après une longue pause, Alice au Pays des Bébés Nature revient. Suite à un changement d'emploi à près d'une heure du dom...
06/07/2022

Après une longue pause, Alice au Pays des Bébés Nature revient.

Suite à un changement d'emploi à près d'une heure du domicile, au stress de la route, et au décès d'un proche, nous avons pris le peu de temps qu'il nous restait chaque jour pour le consacrer à Alice et à notre famille.

Cela fait maintenant quelques jours que la dernière mission de travail est finie, et, après m'être bien ressourcée auprès des miens, je suis de nouveau prête à vous partager de nouvelles publications. Toujours sur des thèmes de parentalité, de vie quotidienne avec un bébé ou enfant, ou encore autour de l'environnement et de la santé.

C'est avec une très grande joie qu'Alice au Pays des Bébés Nature est de retour !

À très vite pour de nouvelles aventures avec Alice au Pays des Bébés Nature !

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Connaissez-vous la pratique du cododo ? Aussi appelé co-sleeping, c'est le sujet du jour chez Alice au Pays des Bébés Na...
08/02/2022

Connaissez-vous la pratique du cododo ? Aussi appelé co-sleeping, c'est le sujet du jour chez Alice au Pays des Bébés Nature !

Le cododo est le fait de faire dormir son enfant dans le même lit, ou juste à côté, de celui des parents. Il est recommandé par l'OMS durant les six premiers mois de l'enfant minimum.

Le cododo a de nombreux avantages :
👉 Diminution du risque de mort subite du nourrisson (si les règles sont respectées) puisque le nouveau-né est sous surveillance
👉 Renforcement du lien parent/enfant
👉 Diminution des angoisses chez l'enfant
👉 Facilitation de l'allaitement

Afin de ne pas mettre en danger son enfant, quelques règles sont à suivre, pour bien pratiquer le cododo :
👉 Sécuriser le lit pour éviter les chutes
👉 Sécuriser le lit pour éviter l'étouffement (⚠️ aux couettes /⚠️ aux oreillers/ ⚠️ au matelas)
👉 Ne pas dormir dans le même lit que son enfant après avoir consommé de l'alcool ou des drogues (risque d'étouffement car moindre vigilance)
👉 Ne pas dormir dans la même pièce que son enfant (ou du moins pas avec la porte fermée) si on est fumeur (pollution de l'air)

Pour Alice, notre histoire du cododo a débuté à ses 11 mois. En effet, à la naissance, Alice a de suite intégré sa chambre dans son berceau. Cependant, les réveils nocturnes devenant difficiles à gérer, de ses 11 mois à ses 15 mois, elle a pris la place de son papa dans le lit parental, afin de me permettre de me reposer et lui donner la tétée en dormant. A cette époque elle pouvait se réveiller toutes les deux heures voire toutes les heures, et le cododo a été réellement salvateur !

À partir de ses 15 mois, les réveils se sont espacés et elle a retrouvé son lit au sol (qu'elle a depuis ses 8 mois. Article sur le lit Montessori ici : https://www.facebook.com/105566401736795/posts/203098355316932/ ). Mais il arrive encore souvent que je finisse la nuit avec elle dans son lit, lorsqu'elle éprouve le besoin de ma présence.

Et vous, connaissez-vous le cododo ? L'avez-vous pratiqué ?

À très vite pour de nouvelles aventures avec Alice au Pays des Bébés Nature !

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C'est avec une grande tristesse que nous apprenons ce jour que le petit Rayan est décédé, suite à une chute dans un puit...
06/02/2022

C'est avec une grande tristesse que nous apprenons ce jour que le petit Rayan est décédé, suite à une chute dans un puits d'une profondeur de 32 mètres, au Maroc.
Rayan n'avait que 5 ans... Perdre un enfant est la chose la plus terrible au monde pour un parent.
Nous envoyons toutes nos pensées à ses parents, sa famille, ses proches. Nous pensons également aux enfants de France et du monde entier qui se battent pour vivre, et à ceux qui, comme Rayan, ont rejoint les étoiles...

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Hier avait lieu la journée mondiale de lutte contre le cancer. À cette occasion, Alice au Pays des Bébés Nature souhaite...
05/02/2022

Hier avait lieu la journée mondiale de lutte contre le cancer. À cette occasion, Alice au Pays des Bébés Nature souhaite vous partager un article. Bien sûr il y a les prédispositions génétiques et certaines pollutions environnementales sur lesquelles nous n'avons pas la main, mais quelques pratiques peuvent permettre de réduire les risques de souffrir du cancer.

Pour toutes les catégories de la population :
👉 Supprimer ou réduire tabac, drogues, alcool
👉 Réduire la consommation de viande rouge, charcuterie, cuisson au grill (cancer colorectal notamment)
👉 Réduire la consommation de produits laitiers (notamment ceux au lait de vache) : le lait de vache étant naturellement créé pour faire grossir un veau de 40kg à 100kg en 3 mois, ce lait présente des facteurs de croissance en trop grosse quantité, difficilement assimilables par le corps humain (cancers du sein et de la prostate notamment)
👉 Réduire la consommation de produits industriels transformés ou ultra-transformés
👉 Privilégier l'agriculture biologique, afin d'éviter de polluer le corps avec les traitements chimiques que subissent les aliments de l'agriculture conventionnelle
👉 Pratiquer une activité physique régulière et manger de façon équilibrée
👉 Éviter les toxiques et perturbateurs endocriniens (notre article sur les perturbateurs endocriniens ici : https://www.facebook.com/105566401736795/posts/128638189429616/ )

Pour les femmes et enfants :
👉 L'allaitement maternel : réduction des leucémies chez les enfants, et réduction du cancer du sein chez la femme

Pour les femmes :
👉 Choisir de ne pas prendre de contraceptifs hormonaux (cancers du sein, du col de l'utérus et du foie)
👉 Choisir de ne pas prendre de traitement hormonal à la ménopause (cancer du sein notamment)

Chez Alice au Pays des Bébés Nature, nous pensons que Nature rime avec Santé, et que, plus nous nous rapprochons de la Nature et consommons des produits naturels, plus nous favorisons un bon état de santé. Et, comme l'a si bien dit Hippocrate "l'alimentation est notre première médecine".

Nous envoyons toutes nos meilleures pensées aux personnes qui se battent et qui se sont battues contre le cancer, ainsi qu'aux familles et amis ayant perdu un proche de cette fichue maladie...

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Comme chaque premier mercredi du mois, Alice au Pays des Bébés Nature vous propose le témoignage d’une maman allaitante ...
02/02/2022

Comme chaque premier mercredi du mois, Alice au Pays des Bébés Nature vous propose le témoignage d’une maman allaitante ou ancienne allaitante, dans le but de promouvoir et normaliser l’allaitement. Rappelons que l’OMS préconise un allaitement exclusif les six premiers mois, puis la diversification ainsi que la continuité de l’allaitement jusqu’aux deux ans de l’enfant minimum.
Chères lectrices, chers lecteurs, nous avons toutes et tous des opinions différentes et des chemins de vie divers et variés. Aussi, que vous ayez allaité ou non, que vous soyez pour le sevrage naturel ou pour le passage au lait artificiel après un certain âge, nous vous demandons la plus grande bienveillance à l’égard de notre témoin du mois. Elle permet, grâce à son témoignage, d’œuvrer pour la promotion et la normalisation de l’allaitement maternel. Tout commentaire jugeant ou malveillant sera supprimé.

Interview de Marion, 36 ans - maman de Néis, 2 ans et 10 mois - Vaucluse :

> Quand as-tu su que tu souhaiterais allaiter ?
Je ne sais pas exactement. Durant ma vie, j'ai vu peu de personnes allaiter autour de moi. La volonté d'allaiter est venue naturellement, pendant la grossesse. J'ai d'abord acheté un livre sur l'allaitement pour me renseigner, et commencé à répondre aux personnes qui me le demandaient « oui j'allaiterai, si je peux ». A cette époque je ne savais pas que l'allaitement était possible pour la grande majorité des femmes. Un peu avant l'accouchement j'ai rêvé que j'allaitais ma fille ! Je pense que j'avais alors complètement intégré cette volonté.

> Pourquoi avoir choisi d'allaiter ?
Cela me semble la plus naturelle des choses, comme le fait de vouloir porter son bébé, ou le câliner. Je pense qu'on ne devrait pas parler de « choisir d'allaiter » mais plutôt de « décider d'allaiter ». Cela nous choquerait qu'on parle de choix entre parler directement à son enfant ou le mettre devant des jouets parlants à la place, alors que « choisir entre nourrir au sein ou nourrir au biberon » est devenu un lieu commun. Je prends volontairement une comparaison un peu « choc »... pour montrer l'aberration à mes yeux de cette idée de « choix » posé comme un signe « égal » entre deux choses complètement différentes : l'une naturelle et l'autre artificielle. Il me semble que le lait artificiel devrait être plutôt communément envisagé comme un recours qu'on décide de prendre lorsqu’allaiter n'est pas possible ou pas envisageable (que l'impossibilité soit constatée avant ou après la naissance).
De plus, en ce qui nous concerne, mon conjoint et moi, nous sommes assez méfiants vis-à-vis des produits industrialisés, nous essayons de consommer au minimum, majoritairement bio, brut, local... Donc si nous avions dû entrer dans une nécessité d'achat de matériel (biberons, tétines, etc) et de préparations pour nourrissons, cela aurait été assez triste et stressant pour nous.
Par ailleurs la mise en place d'un attachement sécure chez notre enfant me semblait nécessairement passer par l'offre d'une continuité dans sa conception : pour moi l'allaitement, comme le contact physique (portage, peau à peau, cododo), sont des éléments « physio-logiquement » indissociables de la grossesse, ils sont la poursuite de l'étayage biologique et affectif permettant au tout-petit, brusquement sorti de son milieu intra-utérin, de se développer sereinement et solidement. La production du lait que je donne à mon enfant, je la conçois comme une suite logique de la production de tout ce qui lui était nécessaire lors de sa vie intra-utérine.

> As-tu connu des difficultés en lien avec l'allaitement ?
J'ai connu quelques moments difficiles pour diverses raisons. Tout d'abord lors de la mise en place de l'allaitement. J'avais des douleurs initiales, comme un « échauffement » au niveau des tétons, qui a été à la limite d'évoluer vers des crevasses. J'ai utilisé une crème et des compresses de tulle imprégnées pour les brûlures. La mise en place de l'allaitement n'était pas réellement compliquée ; ce qui a été compliqué c'est de gérer le stress induit par une soudaine pression mise sur nous à la maternité pour la reprise de poids du bébé (la montée de lait est arrivée au cinquième jour, et eux prévoyaient une sortie au quatrième jour). J'étais au départ dans une grande confiance et ce stress l'a altérée jusqu'à notre sortie de la maternité, où tout le monde a pu enfin se détendre...
Sinon, j'ai également eu quelques difficultés à supporter les tétées vraiment très fréquentes de ma fille, particulièrement lors du premier été, très chaud ! J'étais alors fatiguée, et également stressée car j'intériorisais des commentaires de l'entourage plus ou moins proche, de type « à cet âge (4-5 mois), elle devrait téter moins souvent, c'est bizarre ». Ce genre d'idées mène à avoir un œil sur la montre pour tenter de contrôler ou d'espacer les tétées, ce qui induit de l'anxiété, de l'agacement, et peut saper l'allaitement...
Ensuite, on a eu une période un peu longue de nécessité de roter en cours de tétée. Néis tétait (en claquant la langue) puis se décollait en râlant, et recommençait. Nous avons identifié le besoin de roter après quelques semaines seulement ! Les tétées ne semblaient plus être uniquement une partie de plaisir et d'apaisement pour elle. Nous n'en avons jamais trouvé la raison exacte mais cela a cessé très progressivement.
A l'âge de deux mois ma fille a été hospitalisée presque une semaine pour des vomissements. On m'a demandé de rationner les tétées, puis carrément de ne plus l'allaiter pendant 8 heures pour enrayer la production d'acétone induite par les vomissements après chaque prise (elle tétait toutes les deux heures à l'époque), pour ensuite faire une reprise mais avec un soluté dont elle ne voulait pas (l'équipe pensait que cela serait mieux toléré par son organisme que mon lait). Cela a été vraiment très dur, car son appétit n'était pas altéré malgré les nausées... et elle hurlait, dans mes bras, dans cette petite chambre d'hôpital, réclamait sans s'apaiser. Je pense que si cela avait duré quelques jours de plus, c'est moi qu'il aurait fallu hospitaliser en psychiatrie ! C'est réellement insoutenable de ne pouvoir répondre au besoin primaire d'allaiter son enfant lorsqu'il réclame dans nos bras, pour une maman allaitante. En redonnant le sein, tout a recommencé à s'apaiser. Durant toute l'hospitalisation, j'ai tiré mon lait et l'ai conservé, heureusement avisée par une infirmière qui y avait pensé (prise dans l'émotion je n'avais même pas pensé à cela... ce qui aurait pu créer des engorgements, voire interrompre l'allaitement).
En dehors de ces événements, j'ai eu trois fois un engorgement, mais qui s'est vite résorbé tout simplement en donnant le sein.
J'ai trouvé également difficile, assez désagréable et stressant de tirer mon lait.

> As-tu allaité dans un lieu public ou en présence de personnes qui ne font pas partie de ton cercle restreint ?
Oui, j'allaite partout, tout le temps. Si je ne l'avais pas fait je pense honnêtement que je n'allaiterai plus ma fille depuis longtemps car la production de lait aurait sans doute baissé, et n'aurai plus correspondu à ses besoins.
Depuis la naissance ma fille a des soins (kinés, pédiatres, chirurgiens, orthésistes) en raison du fait qu'elle a les pieds bots varus équins. Depuis son quatrième jour de vie elle a dû donc se montrer patiente et courageuse lors de séances parfois très longues (2 heures) de kinésithérapie suivie de bandage et plâtrage de ses pieds. Jusqu'à l'âge de quatre mois ces séances avaient même lieu deux fois par semaine, dans un institut situé à deux heures de route de chez nous. Et encore aujourd'hui elle a des séances de kinésithérapie chaque semaine, et d'autres rendez-vous ponctuels. Elle a également subi une opération à l'âge de 3 mois. Les soins sont des moments éprouvants pour tous les enfants, alors bien entendu, comme la tétée a également une fonction de réassurance et anti-douleur, j'ai allaité très souvent dans toutes ces situations. Ce n'était pas toujours évident car, bien que personne n'ait eu de réaction ouvertement agressive (je croise les doigts pour la suite), il est évident que le fait d'allaiter pouvait être encombrant aux yeux de certains. Par exemple, il était compliqué pour les kinés de poser des plâtres pendant qu'elle tétait (car ils ne souhaitaient pas modifier leur position ni la mienne, pour être à la bonne hauteur, bien que j'aie proposé de m'asseoir sur la table), alors que c'était le moment le plus angoissant pour elle lors des séances, et que les bébés prenant le biberon avaient facilement accès à leur petit réconfort, dans ces moments.
Les gens disent généralement « c'est l'heure du repas ! » en voyant un bébé placé au sein, et sont étonnés lorsque ce même bébé revient au sein peu de temps après. J'ai souvent eu des remarques en ce sens, ma fille ayant besoin de téter fréquemment.
Je ne me suis jamais cachée d'allaiter. Lorsque certains me proposaient, parfois avec insistance, d'aller dans un autre endroit pour le faire (un endroit isolé, sous prétexte de respecter mon confort), je répondais non merci. Je n'ai jamais utilisé de voile pour « cacher » le peu de peau visible. Je suis quelqu'un de très (voire extrêmement) sensible au regard et au jugement des autres, mais je m'astreins à ne pas prendre de précaution supplémentaire pour autrui dans l'objectif de « normaliser » la vue de l'allaitement. Parce que je considère que cela devrait être un geste anodin pour tout le monde, et que s'il ne l'est pas, c'est justement parce qu'il est trop rare mais aussi trop caché. Je pense que moi-même je me sentirais plus à l'aise dans mon rôle de mère allaitant « partout » si j'avais vu régulièrement d'autres mères faire la même chose.
Heureusement, très globalement, c'est assez simple d'allaiter n'importe où, et personne ne fait de remarque. Cependant, au vu de la rareté de l'acte en société, et des regards surpris ou gênés, je me suis souvent sentie comme une « résistante » en allaitant à l'extérieur.
Ma fille a deux ans et demi mais est encore petite de taille, donc pour le moment c'est « encore » assez simple !

> As-tu repris le travail alors que Néis était encore allaitée ?
Avant la naissance nous avions envisagé avec mon conjoint de nous rendre au maximum disponibles pour notre fille. Etant (forcément!) en charge de l'allaitement en tant que mère, j'étais consciente qu'une certaine disponibilité permettrait aussi de maintenir tranquillement l'allaitement, et j'avais décidé de reprendre le travail plus t**d (je travaillais en libéral) et à temps partiel tant qu'elle ne serait pas scolarisée. Par ailleurs ma fille ayant besoin de soins assez réguliers sur les premières années de sa vie, nous devions être assez disponibles aussi pour cette raison. Nos revenus ont donc bien baissé mais dans ces conditions (choisies) nous savons que nous profitons d'instants très précieux et que l'allaitement serait favorisé.
Jusqu'à la diversification alimentaire j'ai dû tirer mon lait, que l'assistante maternelle donnait à Néis. Elle a eu quelques difficultés initiales à boire au biberon, mais une fois chez sa nounou cela a été plus simple. Comme je la récupérais en début d'après-midi, je n'avais pas besoin de tirer de grandes quantités de lait mais comme elle tétait beaucoup par ailleurs, ce n'était pas évident d'obtenir beaucoup de lait quand je tirais... Je dois dire que c'était assez stressant, ce récipient qui ne se remplissait pas... Je n'ai vraiment pas apprécié cette période ! Heureusement cette période de tire-allaitement a été assez brève, car dès qu'elle a pu commencer à manger je n'avais plus besoin de lui donner de mon lait pour ses matinées chez sa nourrice.

> Comment envisages-tu la suite de ton allaitement ?
J'envisage un allaitement non interrompu, ou « sevrage naturel ». Je trouve que l'allaitement est simple, confortable, agréable et sans aucun inconvénient depuis que Néis a un an. Actuellement elle tète le matin au réveil, le soir avant de se coucher et au moins une fois en journée.

> Que dirais-tu à une future maman qui ne sait pas encore si elle souhaite allaiter ou non ?
Je dirais : renseigne-toi d'abord très sérieusement sur l'allaitement, lis, écoute des podcasts, regarde des documentaires, des interventions de personnes comme Michel Odent, Jack Newman, Ina May Gaskin, Claude Diderjean Jouveau, des témoignages comme sur cette page Facebook. Beaucoup de femmes à mon avis font un « choix » non éclairé, tout simplement parce qu'à la maternité on nous demande simplement « si on veut allaiter » mais que si on n'a aucune représentation réelle de ce que signifie allaiter, on ne peut pas prendre une décision.
Je lui dirai aussi : il y a des inconvénients et des barrières à allaiter, mais tu es capable de le faire comme environ 99% des femmes, et les bénéfices qui en découlent sont incomparables et surpassent toutes les embûches.

> Qu'est-ce que l’allaitement a apporté dans ta vie et celle de ton enfant ?
Je trouve vraiment chouette de se dire que simplement en donnant le sein il se passe des choses incroyables sur le plan du développement physiologique, immunitaire, hormonal, affectif, relationnel, émotionnel, gustatif, musculaire... des choses dont nous n'avons qu'une toute petite idée et qui ne nécessitent aucune forme de savoir universitaire pour juste... le faire !

> Un dernier mot ?
Oui je voudrais évoquer qu'un allaitement « réussi » implique un co-parent (ou la personne aidante la plus proche de la mère) également soutenant et acteur dans l'allaitement. Concrètement très important pour soulager une maman déjà très sollicitée sur le plan corporel par son enfant, et également pour fournir un cocon protecteur face aux épreuves, remarques ou regards décourageants.

Si vous aussi, vous souhaitez apporter votre témoignage afin de promouvoir et normaliser l'allaitement, contactez-nous !

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Combiner allaitement et travail n'est pas forcément chose aisée... Certaines d'entre nous reprennent leur activité profe...
18/01/2022

Combiner allaitement et travail n'est pas forcément chose aisée... Certaines d'entre nous reprennent leur activité professionnelle et tirent toutes les 3-4h au bureau. Alice au Pays des Bébés Nature vous partage donc aujourd'hui une infographie, si vous souhaitez arrêter de tirer votre lait durant la garde de bébé.

Ainsi, les conditions à respecter pour que bébé puisse se passer de lait durant votre journée de travail sont :
👉 Bébé a au minimum 9 mois
👉 Bébé est bien diversifié
👉 Bébé a accès au sein à volonté lorsque maman est présente
👉 Absence de 12h maximum

Si ces conditions sont bien respectées, nul besoin de donner du lait artificiel ou de croissance, ni tout autre laitage (yaourt, Petit-suisse, fromage, ...). En effet, le fait de remplacer une tétée ou un tirage par un produit laitier offrira à l'enfant sa "dose" de lait, et c'est autant de lait qu'il n'ira pas chercher au sein. Par conséquent, une baisse de la lactation est possible, avec à terme un sevrage induit.

Ici, je tirais toutes les 3h lorsque je travaillais durant la première année d'Alice, puis une seule fois le midi à partir de son anniversaire.

Et vous, à partir de quel âge avez-vous arrêté les tirages au travail ?

À très vite pour de nouvelles aventures avec Alice au Pays des Bébés Nature !

[Alice au Pays des Bébés Nature vous partagera prochainement un article avec pour thème le sevrage naturel et le sevrage induit]

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Connaissez-vous le batchcooking ?... C'est le fait de cuisiner tous les repas de la semaine en une seule fois ! Aujourd'...
11/01/2022

Connaissez-vous le batchcooking ?... C'est le fait de cuisiner tous les repas de la semaine en une seule fois ! Aujourd'hui, Alice au Pays des Bébés Nature vous raconte son expérience du batchcooking pour bébé...

Lorsqu'on souhaite faire des petits pots maison pour son bébé, on peut vite être découragé par le fait de cuisiner midi et soir de petites quantités. Le batchcooking bébé a révolutionné les repas d'Alice ! Retrouvez ci-après notre routine de batchcooking et les avantages que nous avons pû en tirer :

👉 Cuisiner durant 2 heures un seul jour de la semaine
👉 Éplucher une grande quantité de légumes et faire cuire à la vapeur dans un grand cuiseur-vapeur en inox avec féculents et protéines (uniquement le midi pour les protéines)
👉 Mixer ou écraser (en fonction de l'âge de bébé)
👉 Mettre en pot et rajouter une cuillère à café d'huile par pot
👉 Stocker au congélateur les pots qui ne seront pas mangés d'ici le lendemain

Nous avons beaucoup fait de batchcooking entre les 8 mois et les un ans d'Alice. Et vous, avez-vous testé le batchcooking ?

À très vite pour de nouvelles aventures avec Alice au Pays des Bébés Nature !

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Comme chaque premier mercredi du mois, Alice au Pays des Bébés Nature vous propose le témoignage d’une maman allaitante ...
05/01/2022

Comme chaque premier mercredi du mois, Alice au Pays des Bébés Nature vous propose le témoignage d’une maman allaitante ou ancienne allaitante, dans le but de promouvoir et normaliser l’allaitement. Rappelons que l’OMS préconise un allaitement exclusif les six premiers mois, puis la diversification ainsi que la continuité de l’allaitement jusqu’aux deux ans de l’enfant minimum.

Chères lectrices, chers lecteurs, nous avons toutes et tous des opinions différentes et des chemins de vie divers et variés. Aussi, que vous ayez allaité ou non, que vous soyez pour le sevrage naturel ou pour le passage au lait artificiel après un certain âge, nous vous demandons la plus grande bienveillance à l’égard de notre témoin du mois. Elle permet, grâce à son témoignage, d’œuvrer pour la promotion et la normalisation de l’allaitement maternel. Tout commentaire jugeant ou malveillant sera supprimé.

Interview de Léa, 22 ans - maman de Y. 27 mois, et V. 5 mois et demi - Dijon (Côtes d'Or) :

> Quand as-tu su que tu souhaiterais allaiter ?
J’ai su que j’allais allaiter pour mon premier quand j’étais enceinte il me semble. Pour mon deuxième la question ne s’est même pas posée, c’était une évidence.

> Pourquoi avoir choisi d'allaiter ?
J’ai choisi d’allaiter parce que je trouvais ça beau, et puis, les bénéfices sont plus qu’évidents !

> As-tu connu des difficultés en lien avec l'allaitement ?
Des difficultés, j’en ai eu un sacré paquet : freins non détectés, mastites à répétition, crevasses, confusion à plusieurs reprises, aversion, muguet, énorme difficulté à enlever les bouts-de-sein, mauvais accompagnement pour mon premier. Pour mon deuxième, je pensais être rodée car toujours en allaitement et finalement... On a vu des freins en salle de naissance, la pédiatre du CHU a refusé de lui couper car elle ne les a pas détecté et mon rendez-vous ORL était un mois après. Je m’étais dit que ça irait mais finalement c'était un enfer : vasospasme, crevasses impossibles à guérir, des tétées à pleurer, hurler, me mordre le bras pour essayer d’atténuer la douleur, pire que mon accouchement pourtant sans péridurale. J’ai enchaîné deux mastites en plus de soucis post accouchement, avec mon fils de 2 ans qui ne comprenait pas pourquoi je lui refusais le sein, mais la douleur ne pouvait être « tolérée » que pour mon nouveau-né pour qui c’était vital. Finalement rendez-vous frenotomie : deux freins coupés, beaucoup de rééducation et détection d’un frein de joue. À ça on rajoute pour mes deux enfants une Allergie aux Protéines du Lait de Vache : pour mon aîné, j'ai par exemple dû faire une éviction des produits laitiers pendant un an et demi, avant de les réintroduire petit à petit. J’ai également réussi à passer en allaitement exclusif pour mon grand à 5 mois et demi, car avant il était complémenté.

> As-tu allaité dans un lieu public ou en présence de personnes qui ne font pas partie de ton cercle restreint ?
J’ai allaité partout, dans les transports en commun debout, aux toilettes, en courses... En fait je ne me pose pas la question : il a faim, il mange peu importe le lieu. Les seules remarques que j’ai eu, c’est souvent l’entourage, jamais les inconnus.

> As-tu repris le travail alors que Y. était encore allaité ?
J’ai repris quand il avait 2 mois et demi.

> Comment t'es-tu organisée ?
Je tirais à ma pause dans le bureau de ma directrice, mais généralement elle restait pour bo**er. Finalement très rapidement, son adjoint restait aussi pour bo**er et j’ai fini par tirer directement pendant la pause déjeuner avec mes collègues. De toutes façons, on ne voyait rien avec la brassière et mon tee shirt par-dessus. Si ils étaient intrigués par l’allaitement, avec moi, c’était aussi normal que d’aller se fumer une clope à la pause. Et c’était pourtant 90% d’hommes donc j’avais de quoi être gênée, mais pas le moins du monde.

> Pensais-tu allaiter en étant enceinte de ton second ?
Je visais de base le sevrage naturel pour mon deuxième. Puis voir des femmes co-allaiter, j’ai trouvé ça fantastique et je me suis dis « je veux faire pareil » !

> Comment s'est déroulé l'allaitement durant la grossesse ?
Concrètement, c’est franchement pas évident ! Après, ayant déjà une aversion de base, ça ne s’est pas arrangé avec la grossesse. J’ai été obligée de sevrer de nuit à 15 mois car il y passait sa nuit et moi je ne gérais plus du tout cette aversion. C’était autant pour mon bien que pour le sien à ce moment-là.

> Comment s'est mis en place ton co-allaitement ? Comment a réagi l'aîné ?
La mise en place du co-allaitement s’est faite assez naturellement. J’ai par contre dû mettre un sacré hola car sinon, il y passait encore plus de temps que son petit frère. Aujourd’hui ça va mieux même si, quand émotionnellement je suis au bout, l’aversion revient au taquet, on arrive à s’arranger. Puis quand il me dit « tétée un p’tit peeeeu », je suis obligée de céder !

> Que dirais-tu à une future maman qui ne sait pas encore si elle souhaite allaiter ou non ?
Je lui dirais que c’est simplement le mieux qu’elle puisse offrir à son enfant, autant du côté nutritionnel que du côté affectif. L’allaitement, c’est franchement parfois très compliqué, mais quand c’est aussi dur, il faut s’accrocher. On ne le fait pas pour nous, mais pour eux. Puis de toutes façons, ça passe. Toutes les douleurs, s'il y en a, passeront à un moment. Je n'aime pas spécialement allaiter, et pourtant, il y a quand même des moments si magnifiques, que pour moi, il n’y a aucune autre option envisageable.
Puis honnêtement, quand on y pense, allaiter c’est tellement pratique, un peu un truc de flemmarde je dirais même !

> Un dernier mot ?
L’allaitement n’est pas forcément quelque chose de génial. Ça arrive de ne pas aimer ça, mais ça vaut le coup de s’accrocher pour les besoins de son bébé. On ne peut pas leur donner mieux niveau santé et affectif, et ça, ça vaut tout l’or du monde !

Si vous aussi, vous souhaitez apporter votre témoignage afin de promouvoir et normaliser l'allaitement, contactez-nous !

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