21/09/2026
Quand j’ai décidé de prendre la couture au sérieux, je ne partais pas avec toutes les cartes en main.
J’ai d’abord découvert ce métier auprès de ma mère. Elle était couturière, et c’est auprès d’elle que j’ai fait mes premiers pas. À cette époque, je ne pouvais peut-être pas encore imaginer jusqu’où cette passion allait me conduire.
Puis, avec le temps, j’ai continué à apprendre par moi-même.
Je me suis formé à travers les réseaux sociaux, les documents que je trouvais, les démonstrations, les recherches et surtout beaucoup de pratique. J’ai appris en observant, en essayant, en me trompant, en recommençant et en cherchant chaque jour à faire mieux qu’hier.
Je n’ai pas eu un chemin tout tracé.
J’ai dû me construire progressivement.
Et aujourd’hui, alors que j’essaie de transformer cette passion et cet héritage en véritable activité entrepreneuriale, je découvre une autre réalité : entreprendre est beaucoup plus difficile que simplement savoir faire un métier.
Il y a les difficultés financières.
Il y a les périodes où les commandes ne viennent pas comme on l’espérait.
Il y a les erreurs, les imprévus, les investissements, les moments de doute.
Il y a aussi les paroles des autres.
Certaines personnes ont douté de moi. D’autres m’ont fait comprendre que ce que je voulais construire était peut-être trop grand pour moi.
Et parfois, je l’avoue, je me demande moi-même si je suis réellement capable d’aller jusqu’au bout.
C’est probablement l’une des périodes les plus difficiles de mon parcours.
Parce qu’aujourd’hui, je ne suis plus simplement en train d’apprendre à coudre. Je suis en train d’essayer de construire quelque chose qui puisse durer.
Mon ambition, à travers RAZ-SM, est de construire une entreprise de couture sur mesure et de prêt-à-porter capable de proposer des vêtements pour différents styles, différents âges et différentes personnes.
Mais entre l’idée que j’ai dans ma tête et la réalité que je vis aujourd’hui, il y a encore énormément de travail.
Je vois l’horizon.
Je sais ce que je veux construire.
Mais les obstacles devant moi sont encore énormes.
Et c’est justement maintenant que la question du retour en arrière devient difficile.
Parce que si je décide d’abandonner aujourd’hui, je devrai repenser à toutes les raisons pour lesquelles j’ai commencé.
Je repenserai à ma mère et à ce métier qu’elle m’a transmis.
Je repenserai à toutes ces heures passées à apprendre seul.
À toutes ces choses que j’ai découvertes sur les réseaux sociaux.
À tous ces documents que j’ai étudiés pour comprendre ce que je ne savais pas.
À toutes ces erreurs qui m’ont finalement appris quelque chose.
Je repenserai aussi à toutes les personnes qui ont cru en moi alors que je n’avais pas encore beaucoup de résultats à leur montrer.
Et surtout, je penserai aux jeunes qui peuvent aujourd’hui me regarder et se dire qu’eux aussi peuvent apprendre, commencer petit et construire quelque chose par eux-mêmes.
C’est pour cela que je ne veux pas abandonner.
Je ne prétends pas avoir déjà réussi. Je suis encore en chemin.
J’ai encore beaucoup à apprendre.
J’ai encore beaucoup de difficultés à surmonter.
J’ai encore beaucoup de choses à améliorer.
Mais je suis arrivé trop loin pour laisser quelques obstacles décider de la fin de mon histoire.
Alors je vais continuer.
Je vais continuer à apprendre.
Continuer à créer.
Continuer à travailler.
Continuer à tomber et à me relever.
Continuer à construire RAZ-SM, petit à petit.
Je ne sais pas exactement combien de temps il me faudra pour atteindre le niveau que j’imagine aujourd’hui.
Mais je sais une chose : je ne veux pas abandonner simplement parce que le chemin est difficile.
Parce que derrière cette activité, il n’y a pas seulement de l’argent ou un statut.
Il y a une histoire.
Une histoire commencée avec ma mère, poursuivie par moi, et que j’espère pouvoir transmettre encore plus loin.
Alors, même lorsque je doute, même lorsque je suis fatigué, même lorsque les obstacles semblent plus grands que moi, je regarderai encore devant.
Parce que je préfère tomber en essayant de construire mon rêve que renoncer à mon rêve par peur de tomber.
Je suis encore loin de l’endroit où je veux arriver. Mais je ne suis plus celui que j’étais lorsque j’ai commencé. Et tant que je continuerai d’avancer, mon histoire ne sera pas terminée.