07/06/2025
Chapitre 10 : La Traque de Francis
La vie à Kélina aurait pu être paisible, mais c'était sans compter l’obstination de Francis. Même loin de Soléa, il n’avait pas renoncé à me retrouver. Ce que j’avais pris pour des menaces en l’air s’était transformé en une traque bien réelle.
Un matin, alors que Josué revenait du marché, il m’a trouvée assise devant la maison, le visage pâle.
— « Qu’est-ce qu’il y a ? », a-t-il demandé, inquiet.
Je lui ai tendu une enveloppe que j’avais trouvée glissée sous la porte. À l’intérieur, une simple feuille avec ces mots :
« Tu croyais pouvoir m’échapper ? Je te retrouverai toujours. — F. »
Josué a blêmi à son tour.
— « Il t’a retrouvée… »
La peur s’est aussitôt réinstallée dans ma poitrine. Comment avait-il fait ? Qui lui avait parlé ? Était-il déjà là , caché quelque part ?
Dans les jours qui ont suivi, nous avons remarqué des choses étranges : un inconnu qui traînait près de la cantine, une voiture jamais vue auparavant garée au bout du chemin. Chaque bruit suspect nous faisait sursauter.
— « On ne peut pas continuer comme ça », a dit Josué un soir, la mâchoire serrée. « Il faut peut-être prévenir la police. »
Mais au fond, nous savions tous les deux que Francis avait assez de relations pour étouffer n’importe quelle plainte.
Une nuit, alors que le village dormait, quelqu’un a frappé violemment à la porte. Nous avons retenu notre souffle, le cœur battant à tout rompre. Puis la voix de Francis a résonné, glaciale :
— « Clarisse ! Tu ne peux pas fuir éternellement ! Ouvre cette porte ou je fais sauter tout ce taudis ! »
Josué m’a poussée vers l’arrière de la maison.
— « Cours te cacher ! Je m’en occupe. »
J’avais les larmes aux yeux, terrorisée, mais j’ai obéi. Dehors, la confrontation éclatait. Des cris, des insultes, puis… le silence.
Quand je suis revenue quelques minutes plus t**d, Josué était là , debout, tremblant, et Francis avait disparu dans la nuit.
— « Ça ne peut plus durer », a murmuré Josué en me prenant dans ses bras. « On doit trouver une vraie solution. »
Cette nuit-là , j’ai compris que le combat n’était pas fini. Et que pour retrouver enfin la paix, il nous faudrait du courage… et peut-être des sacrifices.
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Ă€ suivre..