25/05/2023
« Makari ni maloya man kan » André Sanou
Un artiste ne meurt jamais, il vit toujours par son art
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Une bougie pour le nerf de JALđ€
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« Pour moi, la crĂ©ation est comme une naissance : ça fait si mal Ă lâaccouchement que la mĂšre hĂ©site Ă vouloir son bĂ©bĂ©. Pourtant, elle ne dit pas comment il doit ĂȘtre ensuite. Moi, je pars dâune forme sans avoir dâidĂ©e prĂ©conçue sur le rĂ©sultat. Câest un moment de grande tension. Pour un tableau comme Lâexcision, le titre ne sâest imposĂ© quâaprĂšs discussion avec un ami. »
AndrĂ© a besoin dâespace et de silence pour crĂ©er. Plusieurs oeuvres dâAndrĂ© Sanou sont actuellement conservĂ©es au MusĂ©e National de Ouagadougou. Il a Ă©galement participĂ© Ă un certain nombre dâexpositions au Burkina Faso et en France oĂč il a Ă©tĂ© primĂ© : en 1992 et 1994, premier au grand Prix national des Arts et des Lettres de Bobo, et deuxiĂšme en 96 et 97 ; prix Air Afrique en 94 et prix de la CoopĂ©ration française en 96 aux Semaines nationales de la Culture du Burkina Faso. Il expose rĂ©guliĂšrement aux Centres culturels français de Bobo et de Ouagadougou.
Peintre libre, ne se prĂ©valant dâaucun courant artistique prĂ©cis, dâaucune Ă©cole de pensĂ©e, AndrĂ© Sanou Ă©volue au grĂ© de ses inspirations. Mais il se rĂ©clame peintre africain : pour lui, nâutiliser sur ses toiles que des matĂ©riaux vĂ©gĂ©taux et minĂ©raux, câest faire parler la vie, câest ĂȘtre en accord avec la nature, câest faire en sorte que ses toiles se confondent avec lâenvironnement. Travailler la terre de Bobo, cette terre argileuse aux tons ocre ou rouge, câest rendre hommage Ă ses racines, câest faire honneur Ă son hĂ©ritage filial et culturel. Pour cet homme qui se lĂšve Ă six heures pour se rendre Ă la messe, cette dĂ©marche sâinscrit directement dans une recherche spirituelle, dans sa volontĂ© dâĂȘtre en harmonie avec un tout.