04/03/2025
« Un peu de sport, ça ne te ferait pas de mal...
Franchement, tu devrais essayer de cacher ton ventre. »
Ces phrases... Je les ai entendues tellement de fois. Parfois sur un ton moqueur, parfois cachés derrière de faux conseils bien intentionnés. Mais à chaque fois, ils laissaient la même trace : une blessure profonde.
Je n’ai pas toujours eu confiance en moi. En réalité, j’ai longtemps cru que mon corps était un problème à corriger.
La société ne m’a pas aidée... Elle a amplifié mes doutes, nourri mes complexes, jusqu’à ce que je ne puisse plus me regarder dans un miroir sans ressentir du dégoût.
Chaque commentaire sur mon apparence devenait une blessure. Chaque regard appuyé me faisait honte.
Je ne voulais plus sortir. Je trouvais des excuses pour éviter les dîners, les sorties entre amis. Je regardais ma garde-robe en me demandant si, par magie, un de ces vêtements allait réussir à me contenir.
J’ai cessé de me prendre en photo.
Puis l’ombre a pris toute la place.
Je passais mes journées à lutter contre cette petite voix qui me répétait que je n’étais pas assez bien, pas assez belle, pas assez intéressante pour mériter l’amour, l’attention.
Et un jour, j’ai craqué.
Je n’avais plus d’énergie. Plus d’envie. Plus rien ne faisait sens.
Je suis passée des complexes à la 𝗗𝗲́𝗽𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝘀𝗲́𝘃𝗲̀𝗿𝗲.
Avez-vous déjà ressenti cela ? Ce gouffre où tu te sens seule, même entourée... Où tu souris pour rassurer, mais à l’intérieur, tout est brisé ?
Oui je l’ai vécu.
Les mois suivants, tout a basculé...
J’étais persuadée que personne ne pouvait comprendre... Jusqu’au jour où une main s’est tendue vers moi. D’abord une, puis une autre.
Pas pour me changer, pas pour me juger, mais juste pour me rappeler une vérité que j’avais oubliée : 𝗷𝗲 𝗺𝗲́𝗿𝗶𝘁𝗮𝗶𝘀 𝗱’𝗲𝘅𝗶𝘀𝘁𝗲𝗿 𝗽𝗹𝗲𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁, 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗽𝗲𝗿𝗺𝗶𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻, 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗲𝘅𝗰𝘂𝘀𝗲𝘀.
J’ai compris que la vraie beauté n’a jamais été une question de taille.
Aujourd’hui, je marche avec fierté. Je ne demande plus la permission d’être moi-même.
Parce qu’au fond, la seule approbation dont j’ai jamais eu besoin... c’était 𝗹𝗮 𝗺𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲.