04/03/2017
🇧🇯Une histoire de Rupture dans un village appelé *FIFATIN* .🇧🇯
✍✍Par Roland DONOU✍✍
"Il était une fois, dans une région appelée *Minwigbédji*, vivait une paisible famille dans le village *Fifatin*. Comme toute collectivité rurale, la grande famille *Fifatin* vivait des produits de la ferme commune, majoritairement recouverte d'une dense palmeraie. Cette fortune agricole était administrée par le chef de la collectivité *Dah* *Yabo*, homme pieux et tellement épris de pitié pour les divers membres de la famille qu'à la veille de sa mort, les rendements de la commercialisation des produits de la plantation chutèrent considérablement non seulement par son indulgence mais aussi par les travaux liés à sa succession.
Entre *Lissa*, son cousin interprète auprès des Blancs, et *Avôkanhôssou*, son frère ami producteur d'huile de palme, à qui la famille doit assez d'argent, *Dah* *Yabo*, pour des raisons inavouées, voulut laisser le trône à *Lissa*. Le paradoxe dans ce duel historique fut qu'avec son noir d'ébène bon teint, *Avôkanhôssou* était l'arrière petit fils d'un Français dont il portait le nom tandis qu'avec ses cheveux mi-ondulés et sa peau blanche,*Lissa*, un produit pur du Zodjagué, avait un grand père natif de *Fifatin*.
Facilement, la xénophobie et la méfiance pour l'homme de couleur réduisirent les chances de ce dernier à cause des exactions commmises par ses oncles maternels et des taxes exigées par son grand père *lolo*, ex-chef de la collectivité.
Sans tambour ni trompette, *Avôkanhôssou* prit le pouvoir par un plébiscite dont le décret est la cessation avec tout ce qui sentait *Yabo*. La folie de rompre avec ce passé, dont il était au 3/4 comptable, fut facile pour le nouveau Roi. De suspensions aux annulations, d'interdictions aux réorganisations, en passant par la révision, la libération jusqu'à la révélation, les habitants de *Fifatin* vécurent une désillusion indescriptible. On leur avait promis la construction d'un nouveau palais, le traçage de la voie conduisant à la ferme, la modernisation des hôpitaux et des écoles. Mais ignorants qu'ils étaient, ils crurent hériter, par l'entremise d'Avôkanhôsou, des barils remplis d'argent que le Roi du Kalozin, leur aurait cédés avant d'être assassiné par Colani Kozissa.
Leur déception fut grande.
Partout dans le village, ça crie, ça souffre, ça braille et les rois défunts sont regrettés. Tous les jours, va-t-on sur les tombeaux de "Yabo", de Hwéssivô et même de Kakaraka pour se recueillir. Malheureusement pour les *Fifatinois*, Ce ne fut pas la solution."
Nous passons par ce canal pour demander aux habitants de *Fifatin* que les grandes oeuvres exigent de grands moyens et par conséquent d'énormes sacrifices. Non seulement une partie de la palmeraie sera bradée, mais toutes les catégories sociales auront à contribuer au développement et à l'urbanisme. Qu'il serrent encore les ceintures, la destination n'est pas encore si proche. Il est évident que pour un ventre affamé, les minutes s'égrènent très lentement. Mais au bout du rouleau, à défaut du panier de la ménagère rempli, vous aurez de belles voies, de grands hôpitaux, de beaux paysages, des cadres compétents.
A mes frères Béninois qui ont suivi avec attention l'histoire précédente, qu'ils comprennent que celui qui va redresser ce pays, c'est bel et bien le dirigeant discret qui ne se voudra pas populaire.
Le PAG sera le fruit de la sueur de tous les patriotes.
Le comprendre tôt vous aidera à moins rêver et plus économiser.
✍✍ le plus petit des communicateurs✍✍
*Roland *DONOU*