07/22/2026
Je sors de ma petite pause (m'excuuuuuse pour ça - mais j'en avais vrrrraiment de besoin 🫶🏻) pour vous partager ma petite montée de lait- et j'ai besoin de toi.
(( J'ai inséré le lien de la charmante journaliste qui a manqué de temps pour s'informer 🤏🏻 en commentaire. J'y ai d'ailleurs répondu. Si vous avez du temps aujourd'hui... 😇)
Plusieurs d'entre vous savez à quel point lutter contre la précarité menstruelle me tient à cœur. Savoir qu'en 2026 autant de jeunes souffrent encore en silence et qu'il y ait autant de tabous - ça vient vraiment me chercher.
Depuis plus de 6 ans je rencontre des familles en ateliers privés et leurs avis sont unanimes : on devrait tellement en parler plus dans les écoles!
La précarité menstruelle, c'est à la fois un manque d'accès aux produits menstruels mais aussi un manque d'accès à l'information - pour les personnes menstruées mais aussi pour les allié.e.s.
Avec la Semaine Rouge - portée par Seréna Québec - La fertilité apprivoisée dont il est question dans l'article, on travaille fort fort afin de mettre à la disposition des milieux scolaires un "coffre à outils" remplis d'informations, de sensibilisation, de matériels pédagogique et de soutient afin de pouvoir créer leur propre Semaine Rouge. Des membres du personnel prennent de leur temps, de leur propre initiative, et offrent parfois un midi, parfois une semaine, remplie d'activités et de sensibilisation. Il n'est absolument pas question d'influencer sur la prise- ou pas- de méthodes de contraception!
Petit tiroir, mon autre projet dans lequel je mets tellement d'énergie et d'amour depuis des années, est une fière collaboratrice de La Semaine Rouge. J'ai d'ailleurs eu la chance de participer à deux des midis d'activités dans l'école qui est montré en image dans la publication partagée (eeee on parle du solide travail des profs pour la belle affiche qui a fièrement orné le corridor principal?! Roxanne Dubé Rémillard ✊🏻)
Le jeudi, plus d'une soixantaine de jeunes se sont présentées et ont participées. Le vendredi, c'était directement dans le gymnase durant le diner.
Ce que j'ai vu :
Des jeunes curieuses et curieux, remplis de questions et voulant partager leur propre expérience
Des boîtes de serviettes menstruelles lavables et jetables se vider en quelques minutes
Des rires, de nervosité parfois puis de soulagement
Des jeunes parler ouvertement de leur flux intense, d'une expérience personnelle, d'un moment malaisant
Des filles et des garçons participer activement aux activités, répondre aux questions et même expliquer à leurs comparses de qu'ils venaient d'apprendre (des garçons qui expliquent à des garçons le disque menstruel, c'est priceless 🤌🏻)
Et là, je vois cette publication.
Mais pourquoi? Notre mission est d'informer sur les menstruations! Apprendre à connaître et reconnaître son cycle, ce qui est normal et ce qui est inquiétant, à connaître les différentes protections menstruelles et leurs usages/mise en garde, que nos règles ne sont pas un choix mais bien un fonctionnement normal et ultra important du corps.
Dans une ère où des médecins peuvent clamer haut et fort sur leurs réseaux que les menstruations ne sont pas importantes (pour ne nommer aucune personne ici 🙄) n'est-il pas encore plus nécessaire que nos jeunes aient accès à l'information leur permettant de les accepter et de tenter de les vivre le plus positivement possible?
Je suis solidement déprimée de lire ce genre d'article qui semble vouloir propager une vision déformée de cette belle - et nécessaire - initiative!
Étant mère de filles et de garçons, je trouve tellement pertinent ce genre de projet et je suis siiii fière d'y contribuer! Me semble que ça fait avancer la cause dans le bon sens, non?
Je veux t'entendre : quel est ton avis?
(Autant vous dire que l'algorithme n'est pas tant mon meilleur copain ces derniers temps puisque que je néglige un brin mes réseaux... Tu m'aides en partageant ou en commentant please? 😇✊🏻)
Précision (ajoutée le 22 juillet) : Cette publication visait à relayer le reportage de Noovo Info concernant certaines informations attribuées à Séréna Québec. Elle ne visait pas les initiatives locales de sensibilisation menstruelle organisées dans les écoles.
Contraception: un organisme qui visite des écoles accusé de mésinformation
Les experts en santé publique de Montréal mettent les écoles en garde contre le matériel présenté par un organisme communautaire, Séréna Québec, qui augmenterait les risques de grossesse non désirée, a appris Noovo Info.
Sur son site internet, l’organisme fait la promotion de la méthode naturelle «La méthode symptothermique, c’est efficace à peu près à 60%, 70%. Et puis, si vous voulez augmenter son efficacité, il faut que vous joignez ça à l’abstinence», explique la Dre Diane Francoeur, directrice générale de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC).
«S’attaquer à des enfants et des jeunes ados, pour moi, c’est vraiment pas acceptable», dénonce la Dre Francoeur.
Lisez la nouvelle sur Noovo Info: Contraception: un organisme qui visite des écoles accusé de mésinformation, 20 juillet 2026