17/07/2019
Chers tous,
Pied à terre, chausseur des petits et grands enfants, vient de fermer définitivement. Je viens de terminer la dernière page d’une jolie histoire commencée il y a dix ans et le temps des remerciements est venu.
Tout d’abord cette belle aventure n’aurait pas pu voir le jour sans une bonne dose de gènes de commerçants héritée de plusieurs générations, sans le soutien et les conseils avisés de mes parents Michel et Catherine et de mon mari Jacques et sans la confiance de Thierry. Pensée émue également pour Benoît ami et créateur des logos Pied à terre.
Je tiens encore à remercier mon mari, ainsi que mes enfants Benjamin, Raphaël et Anouk pour m’avoir encouragée, avoir écouté patiemment toutes mes petites histoires de commerçante et pour avoir assuré comme des chefs tous les samedis. Merci aussi à Harold, mon chien, de m’avoir tenu compagnie à la boutique pendant les vacances scolaires et d’avoir tenté de me protéger en grognant parfois sur les clients.
Merci à Tina de m’avoir accompagnée dans cette aventure du début jusque la fin avec dynamisme et bonne humeur et d’avoir été une vendeuse très précieuse tant pour son implication que pour son savoir-faire. Je lui souhaite tout le meilleur pour son avenir et aurai plaisir à transformer cette collaboration en véritable amitié. Merci aussi à celles et ceux qui ont travaillé dur pour nous aider lors de périodes très chargées : Aurélie, Melina, Nadia, Katia, Lilou, Franck…
Merci à mes fournisseurs pour m’avoir fait confiance, m’avoir conseillée et rassurée lors de mes achats, avec une pensée spéciale pour Matteo, Michel, Patrick, Pierre, Philippe, Serge, Tino et Silvia.
Merci à mes proches pour vos encouragements en particulier sur la fin de l’aventure. Cécile, Emilie, Lucia, Marion, Monique, Peggy, Sophie, et bien sûr Aurélie : vos messages, votre vision des choses et votre bienveillance m’ont beaucoup touchée et aidée.
Mais surtout, merci à vous tous, chers clients, pour votre confiance et votre fidélité pendant toutes ces années. J’ai tenté de vous proposer une sélection exclusive de produits de qualité et un service soigné et personnalisé. J’ai fait de mon mieux en essayant de toujours rester en harmonie avec mes valeurs de respect et honnêteté.
Bien sûr, l’aventure n’a pas toujours été facile. Les fluctuations du Franc suisse face à l’Euro, le tourisme d’achat et bien évidemment la concurrence d’internet sont sources de difficultés que tout commerçant genevois peut connaître. Pour internet, j’aurais envie de dire pourquoi pas, vivons avec notre époque et avec le peu de temps que nous avons parfois à notre disposition. Mais alors, dans ce cas, jouons le jeu et ne nous servons pas des boutiques comme des showrooms ou de simples outils de conseil. Et n’oublions pas qu’en boutique, le service, l’expérience, l’expertise, la connaissance du client et des produits compensent largement un prix parfois (mais pas toujours) plus élevé et un assortiment un peu plus restreint. Payer moins cher n’est pas forcément mieux acheter.
Mais de cette histoire, j’aimerais ne garder que la curiosité, l’affection, les sourires, l’intelligence, la gentillesse, la politesse de Carl, Clémentine, Esther, Isaiah, Lili Rose, Louis, Raphaël, Romain et tous les autres enfants que j’ai vu grandir et que je ne peux pas citer.
Merci aussi à beaucoup d’entre vous qui n’ont pas fait que passer, qui se sont parfois confiés, et avec qui j’ai pu échanger et créer du lien.
Ces derniers temps, vous m’avez tous demandé pourquoi je fermais la boutique. Il est simplement temps pour moi, après dix ans, à mon âge et à l’heure qu’il est, de tourner la page et de voguer vers de nouveaux horizons. D’ouvrir un nouveau livre qui me fait rêver depuis des années (mais un gros livre, comme ceux vous savez, qui restent longtemps sur la table de nuit parce que la taille fait peur et que ce n’est pas le moment !). De tenter autre chose avec un mélange de rêve, de courage et d’inconscience et d’apprendre encore et encore. D’aller vers de nouvelles rencontres. De ne pas attendre de regretter plus t**d ; la vie est courte. Je reste sur Genève et serai heureuse de vous retrouver autrement.
Il y a toujours plein de chansons qui trottent dans ma tête.
Un jour donc, vous verrez la serveuse automate, s’en aller cultiver ses tomates au soleil.
Voilà c’est fini, aujourd’hui ou demain, c’est l’moment où jamais, peut-être après-demain je te retrouverai.
Merci à tous, et tout de bon pour la suite !
Delphine