13/08/2026
Il y a eu Rome, d'abord. Le dessin, la matière, l'idée que rien ne devait rester superflu.
Puis l'architecture, apprendre à construire avec des vides autant qu'avec des pleins.
Ce que je façonne aujourd'hui vient de là. Une bague qui sort du fondeur n'est encore qu'une promesse brute, imparfaite, presque nue. Je pourrais la polir tout de suite. Je ne le fais pas.
Parce que ce que je cherche à révéler n'est pas la surface. C'est ce qu'on ne montre jamais, les états qu'on traverse en silence, les intérieurs qu'on ne dit pas.
Chaque pièce garde une trace de ce passage brut. La pierre vient s'y poser comme un contraste, jamais comme une réponse.
Ce que je construis prend du temps. Ce que je raconte, aussi.