05/02/2026
011 : Au nom de Père, du Vice et de la Sainte Démocratie
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_ Les Delires de Dimba N° 011/ Au nom du père, du vice et de la sainte démocratie (Préambule).
La relation entre les africains et leurs croyances, les africains et les dieux, les africains et le monde de l’invisible, se résume bien souvent par une histoire d’amour entre conscience, domination et acceptation. La relation entre l’Afrique et le monde se résume tout simplement en domination, au-delà de toute conscience.
Dans l’histoire du monde l’Afrique est le seul continent qui est parvenu à prostituer ses croyances pour se donner pieds et mains liées aux croyances créées par d’autres peuples qui ont perpétré depuis des millénaires sa domination. Les indiens ont résisté, même s’ils ont été grand-remplacés, les chinois ont bouté la religion de l’opium et l’impérialiste qui l’a envoyé loin de leurs terres. Même l’Europe qui avait été envahi par les Ottomans, les arabes, a résisté et a refusé l’assimilation.
Cette histoire d’amour, comme toutes les autres a eu des fruits, elle a engendré de beaux fils nommés esclavage, colonisation et leurs petits frères et sœurs, la dernière étant la sainte démocratie. Dans cette démocratie, financée par les ressources pillées et gérées par la banque mondiale et le FMI il ne se passe pas un mandat sans que ne soit autorisée la corruption, la corruption des cadres, des dirigeants qui deviennent les nouveaux membres d’une oligarchie qui vit bien, tandis que la population elle se cherche. Et cela est devenu, non pas un mode de vie, encore moins un supplice à éviter mais le délice putride d’une génération renouvelée de nécrophages. Le drame est que tout ceci semble convenir à tout le monde. On vocifère lorsqu’on ne mange pas, mais une fois à table, le ventre est plein, les oreilles sont bouchées.
Et le père, pour éviter de se faire prendre dans sa forfaiture a confié l’expansion, l’extension de son hégémonie à ces fils, ces vices. Vous ne verrez dans aucune de nos rues des blancs se promener et clamer que c’est eux qui dirigent notre économie, vous ne verrez aucun militaire français dans nos rues, car ils ont des seconds couteaux, des mandants cachés, des proxy, des bras droits qui font leur boulot à leur place. Le boulot de l’aliénation, de la prostitution de nos ressources pour garantir leur hégémonie. Ceux-là ce sont les vices, les fils du père. Ils attirent nos yeux sur des buzz inventés tandis que notre ciel, nos eaux et notre océans sont vendu, morceaux par morceaux au père, au nom de la sainte démocratie libérale.
De ce fait, depuis les indépendances, dans aucun pays consommant le FCFA il n’a été soumis en débat au parlement la question de la souveraineté monétaire. Ceux qui oseront, les vice-colons informeront le père et c’est le sort de Sankara, le sort de Sekou Touré ou de Modibo Keita qui les guettera, au nom de la sainte démocratie. Nos pays sont les derniers du monde sur le plan économique, nous sommes un scandale géologique doté des minerais les plus convoités de par le monde et cela passe, sans trace. L’ép*stémicide est passé par là et le monde africain voue un culte au monde occidentale, en plus des arabes des juifs parce qu’on a fait croire à l’africain qu’on devait lui ternir la main, qu’il a besoin d’un « vié père », d’un papa.
L’Afrique vacille entre la croyance au père, qu’il soit religieux ou politique, dans la pratique de la domination occidentale menée par les vices-colons et en étant sous le joug de la sainte démocratie, celle pour qui on tue, on vole, on décime des populations et on assassine notre volonté. C’est la nouvelle religion : Au nom du père, du vice et de la sainte démocratie.
Dans les prochaines chroniques, je vais tenter de vous partager des sermons politiques, oui nous sommes au temple de l’afrocentrisme, des sermons qui doivent avoir un parfum assez piquant pour réveiller nos babines. Les mansah appellent cela des discours disruptifs et c’est ce qu’il faut parce le monde que nous connaissions a changé, je l’ai dit dans la dernière chronique, rester dans nos anciens habits ne fera que nous donner davantage froid. L’Afrique est en guerre, et personne n’est ami avec l’Afrique. Arrêtons de croire sans rien voir au nom du père, du vice et de la sainte démocratie.
A bon entendeur, j’ai dit.