09/03/2026
Ce matin, je me suis réveillée avec un poids dans la poitrine.
On parle du 08 mars.
On parle de pagnes, de célébrations, de photos souriantes.
Mais on parle moins de ce que vivent certaines femmes, ici, au Cameroun.
Et pourtant, la réalité est là.
Des femmes vivent dans la peur.
Dans la pression.
Dans des relations où le respect n’est plus au rendez-vous.
Et ça me bouleverse.
Parce que le 08 mars ne devrait pas être seulement une vitrine.
Ce n’est pas juste une journée pour se mettre en uniforme et publier un message inspirant.
C’est une journée pour réfléchir.
Pour dire STOP aux abus.
STOP aux humiliations.
STOP aux situations qui détruisent silencieusement.
On ne peut pas célébrer la femme le matin…
et ignorer sa souffrance le reste de l’année.
Non, l’amour ne devrait jamais faire peur.
Non, la jalousie excessive n’est pas une preuve d’attachement.
Non, le contrôle et l’intimidation ne sont pas des preuves d’amour.
Il y a des femmes qui se taisent.
Qui minimisent ce qu’elles traversent.
Qui restent parce qu’elles dépendent financièrement.
Qui espèrent que “ça va s’améliorer”.
Mais rien ne change sans prise de conscience.
En ce 08 mars, je ne veux pas seulement dire “bonne fête”.
Je veux rappeler que chaque femme mérite la sécurité, la considération et la dignité.
Que sa voix compte.
Que ses limites doivent être respectées.
Femmes, investissez en vous.
Cherchez l’autonomie.
Entourez-vous de personnes bienveillantes.
Hommes, questionnez vos comportements.
Apprenez à aimer sans dominer.
La vraie force, c’est le respect.
On mérite mieux qu’une célébration annuelle.
On mérite un quotidien plus sain, plus équilibré, plus juste.