16/08/2026
Si l'I.A vise la perfection, instantanée et gratuite, alors vive l'imperfection humaine, vive les taches, les marques de gomme, les coulures de peinture, les perspectives loupées, les traits pas droits, les accidents d'impression, les salissures, le doute, l'hésitation, les fautes de proportions, la lenteur, la ligne tremblante, le dessin minimaliste par flemme de tout remplir, l'économie de couleurs, la simplicité... Comme l'apparition de la photographie a libéré la peinture de la figuration et du réalisme il y a 150 ans, libérons nous du devoir de perfection, de la recherche de l'équilibre parfait ou de la virtuosité. Less is more ! Laissons aux robots la rapidité mathématique et l'outrance de détails, l'hyper réalisme, pour revenir aux sensations, à la poésie, à la lenteur, aux gestes simples . Le combat s'annonce inégal, face aux algorithmes pilleurs d'images , alors partons dans la direction opposée . Pas question de continuer dans une voie qui viserait à imiter des robots imitateurs . Bref, quand le grand public ne voit plus la différence entre images créées manuellement et I.A, il est temps de repenser son approche artistique, pour écarter toute confusion, en remettant le plus possible d'humanité dans ses créations... Vive l'approximation naturelle ! ❤️✊