06/02/2015
Y’en a qui cultivent le coton. Y en a qui vendent le coton. Et y a ceux qui aiment le coton… Elles le cardent et le filent. Eux, le tissent en couleurs de cadeaux de mariages et de baptêmes. Aida, elle, elle mélange le coton et l’ortie, elle tisse le coton et le vétiver, elle croise le coton et le lin. Aida mêle le coton à tout… même au plastic, même à la photographie des cartes postales anciennes. Aida malmène le coton, elle le manipule et l’amadoue pour le transformer en tant de choses qui ne sont plus du coton… en tant d’alcôves, en tant de couches de parfum dans tant de lits, en tant de perles tissées de rayons de soleil et tendus au-dessus de tant de portes et des baies ouvertes au vent. Du coton, elle fait tant de décors somptueux, tant de vanités célèbres et tant d’œuvres qui chantent, d’une même voix, le plus bel éloge du coton.