Ma Petite Fabrique c’est une histoire : d’aussi loin que je m’en souvienne, les machines à coudre ont fait partie de ma vie. Petite-fille et fille de matelassiers, j’ai toujours vu ma grand-mère, puis mon père et ma mère utiliser des machines à coudre. Après l’école je rejoignais l’atelier de mon père pour faire mes devoirs et je les voyais coudre à la main les bourrelets des matelas et la pose de
s capitons de ces derniers avec des aiguilles immenses…Ca me semblait fou de réaliser un matelas de laine avec juste ses mains ! Et puis j’ai passé des week ends derrière le bureau de la boutique de ma mère en plein centre de Paris. Elle cousait. Je la voyais fabriquer des housses de coussins, des taies d’oreiller avec facilité et créativité. J’aimais bien la regarder et je trouvais fabuleux de réussir à créer de si jolies choses avec juste un peu de tissu et beaucoup de travail. La vie a fait que j’ai poursuivi des études pour devenir assistante de Direction trilingue…loin de la couture. Des années de vie professionnelle et 3 enfants plus t**d, me voilà à rédiger cette présentation. Il y a 8 ans je commençais à coudre sur une vieille machine qu’une cliente de ma mère lui avait donnée. J’ai passé des heures et des heures à faire, refaire et défaire. J’habitais alors près de chez mon père qui riait de me voir me débattre et surtout qui m’encourageait à poursuivre. Puis pour mon anniversaire, me trouvant douée, mon père m’a offert ma première vraie machine à coudre : le début de l’histoire…
Peu de temps après mon père est tombé gravement malade. J’ai cessé ponctuellement mon activité professionnelle pour qu’il puisse rester à la maison et que je puisse m’en occuper. C’est alors que j’ai cousu, cousu et cousu encore. Jour et nuit je m’activais auprès de mon père et dès que j’avais un moment, je montais un ouvrage pour le lui montrer ensuite à son réveil. Il n’en revenait pas de toutes ces choses que je faisais et moi non plus d’ailleurs. Quand mon père est parti, j’ai délaissé ponctuellement cette machine à coudre que j’avais tant utilisé des mois durant et puis après quelque temps j’ai repris mes cousettes entre le travail, la maison et les enfants. C’est une amie très chère qui la première m’a dit que je devrais exploiter ces créations et c’est grâce à vous si aujourd’hui je peux lancer ce projet. Cela représente beaucoup de travail mais je suis fière de ce parcours. Je vous remercie de participer à mon bonheur, de croire en mon projet et de lui permettre de vivre. Nathalie