06/01/2026
C’est la fin…
La fin d’une histoire, et le début d’une autre qui, je l’espère, sera aussi fabuleuse que celle des Petits Poètes.
C’est la fin, et beaucoup (tous ?!) me demandent pourquoi.
Pourquoi après 13 ans de passion, mais aussi de lourds sacrifices personnels.
Pourquoi après 13 ans d’échanges riches, mais un chiffre d’affaires toujours plus fragile.
Pourquoi après 13 ans à se réinventer sans cesse, jusqu’à l’essoufflement.
Pourquoi après 13 ans de ténacité, alors que les vautours tournent…
Et puis il y a eu l’avant COVID et l’après. On en parle finalement très peu. Les comportements d’achat ont été profondément transformés. Le tout-internet à tout prix s’est imposé, la seconde main s’est banalisée — au détriment de la santé des pieds des enfants — et les conseils glanés sur les réseaux sociaux ont peu à peu pris le pas sur ceux de professionnels formés, présents, engagés, en boutique.
Internet achète, mais il n’écoute pas.
Internet vend, mais il n’accompagne pas.
Et surtout, Internet ne crée pas de lien.
Les commerces de proximité ne sont pas de simples vitrines : ils font vivre une ville, créent du lien social, rassurent, conseillent, humanisent le quotidien. Quand un commerce ferme, ce n’est pas seulement une boutique qui disparaît, c’est un lieu d’échange, de vie, de rencontres. Le lent chemin vers la déshumanisation est lancé !
Et pourtant, nous avons souvent le sentiment de ne pas être pris au sérieux. Ni par les pouvoirs publics, ni par la mairie, ni par l’État. Beaucoup de discours, peu d’actes concrets. Peu de soutien réel face à des réalités économiques de plus en plus dures pour les indépendants passionnés.
Alors oui, c’est la fin.
Une fin douloureuse, mais aussi lucide.
Merci à vous, infiniment.
Vous resterez à jamais une part essentielle de mon histoire.