14/08/2026
Mes très chers amis lecteurs,
Aujourd’hui, mes pas m’ont conduit au cœur d’un Harz où les pierres elles-mêmes semblent avoir des histoires à raconter…
Première rencontre : la Teufelsmauer, littéralement le Mur du Diable. Une étrange muraille naturelle de grès dont les immenses rochers surgissent au-dessus des arbres comme les vestiges d’une construction oubliée.
Mais ici, la géologie laisse rapidement place à la légende…
On raconte que le Diable aurait conclu un marché afin d’obtenir une partie du monde. Pour marquer son territoire, il devait construire une gigantesque muraille avant le lever du jour.
Toute la nuit, il aurait transporté et empilé d’énormes blocs de pierre. Mais alors que son ouvrage était presque achevé, un coq chanta prématurément. Persuadé d’avoir perdu son pari, le Diable, fou de rage, aurait détruit lui-même une partie de son œuvre.
Les gigantesques rochers encore dressés seraient les derniers vestiges de cette fameuse Muraille du Diable.
Quelques kilomètres plus loin, changement de décor… mais certainement pas de pierres.
Me voici à la forteresse de Regenstein, perchée sur son impressionnant promontoire rocheux. Ici, le château semble littéralement sortir de la montagne : escaliers, passages et salles ont été directement creusés dans le grès.
Et Regenstein possède lui aussi sa légende…
Une jeune femme, emprisonnée dans le château après avoir repoussé les avances du comte, aurait réussi à s’évader d’une manière extraordinaire : en creusant patiemment la roche à l’aide du diamant de sa bague.
Vérités, légendes ou histoires façonnées au fil des siècles ?
Une chose est certaine : dans le Harz, il suffit parfois de regarder un rocher suffisamment longtemps pour que l’imagination commence à lui donner une histoire…
Et je commence sérieusement à comprendre pourquoi cette région a nourri autant de légendes.
Votre fidèle chroniqueur, Jérôme des Mists-Terre d’Avalon ©