10/07/2026
Meyrowitz & Claude Monet, ou une vie en couleur
Épisode 3 — Une relation qui s'inscrit dans le temps
Nous sommes en 1922 et la vue de Monet s'est considérablement détériorée. Son œil gauche est à 1/10ème, tandis que le droit ne perçoit presque plus que la lumière. Après de longues hésitations, le peintre se résout à subir une opération en janvier 1923. Mais 6 mois plus t**d, la déception demeure, sa vision de loin restant insuffisante. Fidèle à son engagement auprès du peintre, Meyrowitz met alors au point plusieurs paires de lunettes afin de trouver la correction la plus adaptée à ses besoins. En décembre, il écrit : « Cher Docteur, J'ai bien reçu les deux lunettes de chez Meyrowitz : la première, verre blanc, qui me donne plus de satisfaction que celle légèrement teintée. En somme je suis très content du verre blanc. Je vois beaucoup mieux les colorations et puis travailler avec plus de sécurité. » Ces quelques lignes témoignent de la confiance qui s'est nouée entre le peintre et notre Maison. Jusqu'à la fin de sa vie, Meyrowitz continuera d'adapter les lunettes du Maître pour l'accompagner au mieux.
Cet été, poursuivez votre immersion dans l'univers de Monet avec l'exposition consacrée à ses années havraises, présentée au MuMa jusqu'au 27 septembre 2026. Elle revient sur les trente années fondatrices qui ont façonné le regard de celui qui allait révolutionner la peinture.
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After years of hesitation, the painter finally agreed to undergo cataract surgery in January 1923. 6 months later, however, disappointment remained, his distance vision was still inadequate. Remaining true to its commitment to the artist, Meyrowitz developed several pairs of glasses to find the correction best suited to his needs. In December, he wrotes "Dear Doctor, I have received the two pairs of glasses from Meyrowitz. Overall, I am very pleased with the clear lenses. I can distinguish colours much better and work with greater confidence. »These few lines reflect the trust that had developed between the painter and our Maison. Until the end of his life, Meyrowitz continued to refine Monet's glasses, ensuring they evolved alongside his changing vision.