12/05/2026
Les rats n'ont jamais quitté le navire !
La politique de la peur semble devenir une mécanique récurrente en France. À chaque nouvelle crise sanitaire ou menace médiatisée, l’attention collective se détourne opportunément des véritables drames en cours : les guerres menées ou soutenues par des dirigeants comme Vladimir Poutine, Donald Trump ou Benjamin Netanyahu. Aujourd’hui, l’hantavirus occupe soudainement tout l’espace médiatique, au point d’éclipser les morts, les tensions internationales et une inflation devenue insupportable pour une grande partie de la population.
Pendant que les chaînes d’information tournent en boucle sur la peur et l’urgence, d’autres sujets disparaissent presque totalement du débat public : les profits indécents de groupes comme TotalEnergie, la destruction environnementale, la pollution massive des mers ou encore l’aggravation des inégalités sociales. Cette focalisation permanente sur l’angoisse collective finit par servir un système où l’émotion, la peur prend le dessus sur la réflexion.
Saturer l’espace médiatique avec des sujets anxiogènes afin de détourner l’attention des responsabilités politiques et économiques. Les grands médias, souvent accusés de proximité avec le pouvoir ou les intérêts financiers, deviennent alors les relais d’un récit dominant plutôt que de véritables contre-pouvoirs.
Il ne s’agit pas de nier les risques sanitaires ou les crises réelles, mais de questionner la manière dont elles sont utilisées, hiérarchisées et mises en scène. Garder un regard critique sur l’information est devenu
essentiel dans une époque où la peur semble parfois plus rentable que la vérité.