07/06/2023
Hello, hello 🙂 Ti Matelot figure dans le dernier numéro (juin) du magazine mensuel La Gazette Mag de l'océan Indien, dans sa rubrique Couleur locale. De la pub pour nous ? Oui, certainement mais pas que, car ce genre de couverture qui nous offre de la visibilité, nous permet surtout de communiquer sur notre mission de bâtir dans la durée, une marque Made in Maurice, éco-responsable et éthique pour enfant, digne de ce nom.
Elle permet également de mettre en lumière les obstacles qui se dressent devant nous, avec nos moyens limités en tant que petite entreprise, pour concurrencer des colosses aux pieds d'argile (pour beaucoup). La preuve, l’hécatombe qui continue dans le secteur de l'habillement avec deux grandes enseignes françaises qui annoncent la fermeture d'une cinquantaine de leurs magasins.
Une victoire contre la fast fashion ? Certes, mais une victoire au goût amer. Quid de l'avenir de ces employés qui perdront leurs emplois ? Quelles répercussions sur ces usines qui verront la valeur de leurs carnets de commandes diminuée et par ricochet, sur leurs employés sous-payés pour beaucoup ? Quid des stocks d'invendus de ces marques ? Viendront-ils alimenter les montagnes de déchets textiles au Ghana et au Chili ? Le bon marché coûte cher à la planète et à ses habitants. Il faut vraiment vouloir jouer à l'aveugle que de nier que le modèle actuel n'est plus viable.
Loin de moi l'idée de me présenter en donneuse de leçons car chez nous n'avons pas toutes les réponses. Nous n'avons pas encore toutes les capacités financières et logistiques pour produire des vêtements 100% biodégradables. Mais nous gardons l'espoir et nous souhaitons réellement contribuer à transformer positivement l'industrie de la mode en privilégiant l'éco-conception, avec nos moyens.
Alors, lentement mais certainement, nous embrassons cette nouvelle façon de faire des affaires. Celle qui met l'humain et l'environnement au centre. Notre prochain objectif : travailler pour obtenir la certification GOTS qui représente selon nous, un gage de notre bonne volonté. Car après tout, n'est-ce pas un des facteurs déclencheurs dont nous avons besoin pour faire évoluer cette industrie.